LE COMITÉ VAD, BREF HISTORIQUE

En 2013, après bientôt 20 ans d’existence, la CJR constate que, si ses membres sont de jeunes retraités, ils sont maintenant plutôt jeunes de cœur que jeunes de corps. Plusieurs d’entre eux se voient maintenant affectés par des incapacités de divers ordres, vision, audition, mobilité, facultés mentales moins bien aiguisées. Dans le but de faire face aux difficultés découlant de ces nouvelles réalités, elle organise en mai un groupe de réflexion de 25 responsables d’activité.

Au terme de cette réflexion, la CJR décide de se doter d’une politique d’inclusion pour assurer que ses activités restent accessibles aux membres présentant ou acquérant des limitations fonctionnelles. C’est la politique pour un vieillissement actif dans la dignité, adoptée par le conseil d’administration en août 2013. Comme instrument d’action pour en assurer l’implantation, on crée alors le comité VAD.

Dès le départ, vu l’ampleur de la tâche, le comité VAD s’associe avec une équipe de recherche dirigée par Émilie Raymond, professeure à l’Université Laval, dans  le  cadre d’un projet de recherche-action participative, qui aura finalement comporté cinq grandes phases.

Dans la première phase, réalisée en 2014-2015, une vaste enquête de terrain est menée (60 participants lors d’entrevues individuelles et de groupe) dans le but d’identifier les expériences des membres de la CJR en lien avec l’inclusion des personnes ayant des incapacités. À partir des résultats, le comité adopte quatre priorités d’action pour favoriser l’inclusion au sein de l’organisme :

1.   Clarifier la vision et les orientations de l’organisation en matière d’inclusion des aînés ayant des incapacités.

2.   Effectuer de la sensibilisation auprès des membres par rapport aux incapacités et au vieillissement et, plus largement, promouvoir l’inclusion

3.   Soutenir les responsables dans l’organisation des activités afin de les rendre plus adaptées aux personnes ayant des incapacités.

4.   Améliorer l’accueil afin de limiter l’exclusion des personnes avec des incapacités.

Lors de la deuxième phase, réalisée en 2015-2016, quatre équipes de travail sont formées par des bénévoles de la CJR et des membres de l’équipe de recherche, avec comme mandat de développer des outils pour réaliser chacune des quatre priorités d’action.

Dans la troisième phase, menée en 2016-2017, cinq projets-pilotes sont réalisés dans différentes activités de la CJR, permettant de développer d’autres outils et de les expérimenter directement dans le milieu. Au terme de ces trois premières phases,  le comité VAD élabore une première version de ce qui deviendra le Guide pratique pour l’inclusion des personnes ayant des incapacités dans les organisations pour aînés, le GIPIO.

La quatrième phase, réalisée de 2017 à 2019, aura été une phase de validation de ce guide. Elle a permis d’en expérimenter différentes mesures, d’effectuer plusieurs consultations auprès des bénévoles et de produire la version finale du GIPIO.

Une cinquième phase est présentement en cours. Elle a comme objectif de soutenir l’appropriation du guide par l’ensemble des acteurs de l’organisation. Cette phase de mobilisation ou de transfert des connaissances pourra miser sur différentes stratégies et plusieurs avenues sont présentement explorées : 1) ateliers de formation en présence; 2) modules de formation en ligne; 3) soutien et accompagnement des utilisateurs.

Toute cette expérience permet aujourd’hui aux membres du comité VAD, Claude Charbonneau, Hélène Gauvin, Michel Goulet, Jean-Guy Lebel, Rachel Ruest, Émilie Raymond et Christophe Tremblay, d’envisager avec optimisme l’avenir de cet ambitieux projet.3