Aînés et activités communautaires

AÎNÉS ET ACTIVITÉS COMMUNAUTAIRES

1-         RÉFLEXIONS SUR LE RÔLE ET LA MISSION DE LA C.J.R.

La C.J.R fut incorporée le 9 septembre 1994. Elle fête son 21e anniversaire de fondation cette année. Ses fondateurs visaient alors comme objectif de réunir des personnes aînées pour partager ensemble leur vécu. Elle préconisait également de contribuer comme groupe au mieux-être de leur milieu.

Suite à la cueillette de données faite dans le cadre du programme de recherche-action participative « pour un vieillissement actif dans la dignité », nous constatons que des membres voient la C.J.R. comme un organisme de loisirs. D’autres la perçoivent comme un milieu d’appartenance, de partage et d’amitié. Ces perceptions ne sont pas contradictoires. Elles se situent selon un continuum de participation.

La C.J.R. offre aux aînés trois fois par année, en septembre, en janvier et mai, un ensemble d’activités diversifiées, dans les secteurs culturel, sportif, physique, social, de voyage et de milieu de vie.  Ces activités peuvent être d’une journée, hebdomadaires, de plusieurs jours consécutifs ou de plusieurs fois dans la même semaine.

L’aîné vient à la C.J.R. d’abord pour participer à une activité. Ce qu’il y cherche, c’est avoir du plaisir. Généralement, le participant est satisfait du service reçu.

L’ensemble de ces activités sont organisées par des bénévoles à titre de responsables d’activités (environ 40). Le tout est géré par un conseil d’administration de 13 membres dont quatre coordonnateurs de secteurs d’activités. De plus, 225 bénévoles assurent le bon fonctionnement de la C.J.R.

Enfin, si nous analysons ses réalisations et la programmation de ses activités, nous devons conclure qu’elle contribue d’une façon significative et stimulante à améliorer la qualité de vie de ses membres en créant un environnement social favorisant leur bien-être physique, psychologique et spirituel, de même qu’en leur offrant des sources de satisfaction dans la vie quotidienne, dans les loisirs et les activités de développement.

Pour la C.J.R., le membre est le centre de son action et l’expertise, la générosité et l’engagement de ces derniers sont la source d’énergie rendant possible ses réalisations.

Par sa programmation dynamique et diversifiée, la C.J.R. assiste ses membres dans leur démarche d’un vieillissement en santé. Ces derniers veulent rester des citoyens actifs, réaliser leur potentiel de bien-être physique, social et mental tout au long de leur vie.

Par leur engagement, ils s’impliquent dans la société selon leurs besoins, leurs souhaits et leurs capacités, donnent un sens à leur vie, participent au développement de leur milieu où ils peuvent échanger sur leur vécu avec des amis.

Dans cette quête de recherche de plaisir par ses membres, la C.J.R. se doit de créer un environnement où ceux-ci pourront avoir du plaisir ensemble. Pour ce faire, elle travaille à mettre en place un milieu de vie accueillant, chaleureux, ouvert et inclusif.

La création d’un sentiment d’appartenance, la promotion du goût d’être actif, la considération de la vie de groupe comme un moyen d’épanouissement et de développement personnel et faire de l’association un carrefour où les membres se rencontrent pour partager leur vécu entre amis sont les principaux éléments qui inspirent la C.J.R. dans son action. Les valeurs préconisées sont alors le respect, le partage, la solidarité, l’équité et l’efficacité.

La politique sur le vieillissement dans la dignité et le programme de recherche-action participative sont les éléments de pointe dans la réalisation de cette démarche.

En novembre 2015, la C.J.R. dispose d’un budget annuel de plus de 275,000 $ et propose à ses 1900 membres 125 activités variées dont le bon fonctionnement est assuré par 225 bénévoles.

La C.J.R est dans son milieu un organisme dynamique et innovateur pour développer et maintenir la qualité de vie de ses aînés.

Si elle obtient de tels résultats, c’est grâce à l’engagement constant des administrateurs, des responsables d’activités, des bénévoles et des membres qui ont à cœur sa réussite.

Pour assurer la réussite de son action, les responsables d’activités sont des acteurs importants. Nous devons les soutenir adéquatement dans ce cheminement et le comité sur la valorisation des bénévoles y travaille activement.

Les membres doivent également prendre conscience que la C.J.R. est plus qu’un lieu de consommation de loisirs. Elle se veut être un milieu de vie accueillant, chaleureux, ouvert et inclusif où ses membres pourront avoir ensemble du plaisir.

Le conseil d’administration

2-         ENSEMBLE VERS L’INCLUSION

Aujourd’hui, nous venons apporter un suivi au projet de recherche-action participative en cours dans notre organisme.  On se rappelle que ce projet vient supporter la politique d’inclusion de la C.J.R. : « Pour un vieillissement actif dans la dignité ».  Dans  l’INFO C.J.R. de septembre dernier, nous vous avions apporté des clarifications quant au bien fondé de ce projet, de ses objectifs, du rôle des membres de l’équipe de recherche et des résultats attendus.

On se rappelle également que 60 membres de la C.J.R. avaient été rencontrés individuellement et/ou en groupe, dans le but d’identifier les besoins réels des membres.  Les commentaires alors recueillis ont été validés, le 5 juin, par une rencontre de participants qui s’étaient montrés intéressés.

Par la suite, l’équipe de recherche a codifié, analysé et interprété les commentaires et suggestions, comme tout bon travail de recherche l’exige.  Nous en sommes actuellement  à dégager des pistes d’action autour de 4 grandes sphères : 1) le rôle de la C.J.R. face à l’inclusion, 2) la sensibilisation, 3) l’accueil, 4) la planification des activités et le soutien aux responsables. Les équipes de travail se sont élargies pour inclure d’autres membres de la C.J.R.  Dans un même temps, une formation a été donnée le 5 novembre par Émilie Raymond et Nadine Lacroix, aux responsables d’activités et aux coordonnateurs; le sujet était : Participation sociale : des pistes pour intervenir auprès des aînés ayant des incapacités.  De plus, des approches ont été faites à des organismes communautaires et du réseau de la santé et services sociaux pour développer une collaboration plus étroite en rapport avec l’inclusion.

En terminant, vous êtes invités à poser toutes les questions qui vous habitent, à donner toutes les idées qui émergent, à participer à nos invitations, bref, à vous manifester quand vous en sentez le besoin.

Vous pouvez le faire par téléphone au 418-626-2828 ou par courriel à cjrrapvad@gmail.com.  Vous pouvez contacter Sophie Durand, chargée de projet, Nadine Lacroix, assistante de recherche ou Jean-Guy Lebel, responsable du comité VAD.  Pour en savoir plus sur le comité VAD, aller voir sur le site de la C.J.R. à l’onglet « Vers l’inclusion ».

Denise Beaudry au nom du comité de pilotage

3-         LA RENCONTRE DU 5 NOVEMBRE : UTILE ET APPRÉCIÉE

Si j’étais un journaliste vraiment sérieux, je me serais présenté à cette session de formation offerte aux responsables d’activités de la C.J.R. par le comité VAD. Si j’avais laissé tomber cette croisière relaxante de 16 jours sur l’Atlantique, j’aurais pu constater moi-même ce qui s’est réellement passé ce 5 novembre au bord de la piscine de l’école secondaire Saint-Jean-Eudes.

Pas si mauvais journaliste que ça quand même, j’ai pensé aller lire les commentaires laissés par les 31 participants. Je dois dire que j’ai été fort agréablement surpris. Il est évident que tous ont aimé ça : « Rencontre très positive merci », « Ce fut plaisant de pouvoir discuter et échanger entre nous », « Très instructif et formateur », « Très belle journée de réflexion »…

Les personnes présentes ont apprécié les deux formatrices, Émilie Raymond et Nadine Lacroix : « Excellente animation, diversifiée », « Bravo particulièrement aux animatrices pour cette journée qui a passé très vite ».

Les gens sont contents de ce qu’ils ont appris. La liste des apprentissages mentionnés serait trop longue à énumérer, mais on peut les résumer par le commentaire suivant : « Je me sens plus outillé comme responsable ». Et ils souhaitent « que tous les responsables (d’activités) puissent vivre une telle formation ».

Le comité VAD a donc décidé d’offrir sous peu la même journée de formation aux responsables n’ayant pas eu la chance d’y participer. À la demande des participants, il prévoit également une suite à cette première journée de formation. Il s’agirait alors de réfléchir aux manières de concrétiser des pratiques d’inclusion en tenant compte des réalités propres à chaque activité.

Jean-Guy Lebel, responsable du comité de pilotage

4-         LE SILENCE DES PANTOUFLES EST PLUS DANGEREUX QUE LE BRUIT DES BOTTES

Quand on demandait à un homme de l’aristocratie allemande, avant la seconde guerre mondiale, combien d’Allemands étaient de véritables nazis, il faisait une réponse qui peut guider notre attitude au regard du fanatisme.

Peu de gens sont de vrais nazis, disait-il, mais nombreux sont ceux qui se réjouissent du retour de la fierté allemande, et encore plus nombreux ceux qui sont trop occupés pour y faire attention.  J’étais l’un de ceux qui pensaient simplement que les nazis étaient une bande de cinglés.  Aussi la majorité se contenta-t-elle de regarder et de laisser faire. Soudain, avant que nous ayons pu le réaliser, ils nous possédaient, nous avions perdu toute liberté de manœuvre et la fin du monde était arrivée.  Ma famille perdit tout, je terminai dans un camp de concentration.

La Russie communiste était composée de Russes qui voulaient tout simplement vivre en paix, bien que les communistes russes aient été responsables du meurtre d’environ vingt millions de personnes.  La majorité pacifique n’était pas concernée.

L’immense population chinoise était, elle aussi, pacifique mais les communistes chinois réussirent à tuer le nombre stupéfiant de soixante-dix millions de personnes.

Le Japonais moyen, avant la deuxième guerre mondiale, n’était pas un belliciste sadique. Le Japon, cependant, jalonna sa route, à travers l’Asie du sud-est, de meurtres et de carnages dans une orgie de tueries incluant l’abattage systématique de douze millions de civils chinois, tués, pour la plupart, à coups d’épée, de pelle ou de baïonnette.

Et qui peut oublier le Rwanda qui s’effondra dans une boucherie.  N’aurait-on pu dire que la majorité des Rwandais était pour la Paix et l’Amour ?

Les leçons de l’Histoire sont souvent incroyablement simples et brutales. Cependant, malgré toutes nos facultés de raisonnement, nous passons souvent à côté des choses les plus élémentaires et les moins compliquées.

Les musulmans pacifiques sont-ils devenus inconséquents par leur silence?

Aujourd’hui, des experts et des têtes bien pensantes ne cessent de nous répéter que l’Islam est la religion de la paix et que la vaste majorité des musulmans ne désire que vivre en paix. Le fait est que les fanatiques gouvernent l’Islam actuellement.

Ce sont les fanatiques qui paradent. Ce sont les fanatiques qui financent chacun des cinquante conflits armés de par le monde. Ce sont des fanatiques qui assassinent systématiquement les chrétiens ou des groupes tribaux à travers toute l’Afrique et mettent peu à peu la main sur le continent entier, à travers une vague islamique.

Ce sont les fanatiques qui posent des bombes, décapitent, massacrent ou commettent les crimes d’honneur. Ce sont les fanatiques qui prennent le contrôle des mosquées, l’une après l’autre. Ce sont les fanatiques qui prêchent avec zèle la lapidation et la pendaison des victimes de viol et des homosexuels.

La réalité, brutale et quantifiable, est que la majorité  pacifique, la majorité silencieuse y est étrangère et se terre.

Les musulmans pacifiques deviendront nos ennemis s’ils ne réagissent pas, parce que, comme mon ami allemand, ils s’éveilleront un jour pour constater qu’ils sont la proie des fanatiques et que la fin de leur monde aura commencé.

Les Allemands, les Japonais, les Chinois, les Russes, les Rwandais, les Serbes, les Albanais, les Afghans, les Irakiens, les Palestiniens, les Nigériens, les Algériens, tous amoureux de la Paix, et beaucoup d’autres peuples sont morts parce que la majorité pacifique n’a pas réagi avant qu’il ne soit trop tard.

Quant à nous, qui contemplons tout cela, nous devons observer le seul groupe important pour notre mode de vie : les fanatiques.

Voici le poème écrit par ce Martin Niemöller (1892-1984)

« Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique.
Et lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester ».

« Le monde est dangereux à vivre non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire ».  Albert Einstein

Texte fourni par André Bellemare

5-         SI MON CORPS ÉTAIT UNE VOITURE …

Si mon corps était une voiture, le temps serait venu où je commencerais à songer à l’échanger pour un modèle plus récent.

Ma finition commence à avoir des bosses, des bosselures et des égratignures et ma peinture devient plutôt mate. Mais ce n’est pas le pire.

Mes lumières ont perdu leur focus et il devient de plus en plus difficile de voir les choses de près.

Ma traction n’est plus aussi gracieuse qu’auparavant. Je glisse et dérape de travers et me cogne sur des choses me lorsque la température est idéale.

Mes beaux pneus blancs sont tachés de vilaines varices. Ça me prend plusieurs heures pour atteindre ma vitesse maximale Mon taux de consommation de carburant est inefficace. Mais voici le pire de tout. Chaque fois que je me mouche, tousse ou rit… Soit que mon radiateur coule ou que mon échappement pète.

Malgré tout cela, Vive la Vie !!!

6-         AUTEURS DE CHEZ NOUS

Jardin d’hiver
Le givre brode les rivières
la neige couvre la verdure
des monts et des plaines
les fibres du sol agonisent sous le jardin d’hiver
sur l’air glacial du rivage
le frimas gît dans la solitude
sous les points des ruisseaux
un frisson agite l’eau
qui lentement s’écoule
janvier neige sur la neige
le temps s’échappe dans le délire
des tempêtes et du froid
la terre ensevelie s’endort
dans les bras de l’hiver

Gisèle Labbé